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 MONTAIGNE ( grand philosophe ).

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moumoune
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MessageSujet: MONTAIGNE ( grand philosophe ).   Mar 13 Sep - 14:57

sunny sunny sunny sunny sunny


Michel Eyquem de Montaigne


28 février 1533 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne) - 13 septembre 1592 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne)
Premier
grand philosophe français, Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, est
conseiller à la cour des aides de Périgueux et au parlement de Bordeaux.

À 37 ans, il s'estime suffisamment avancé en âge pour préparer
sa mort en philosophant comme savaient le faire les grands penseurs de
l'Antiquité ; la matière de sa réflexion étant sa propre vie («Que sais-je ?»). Son œuvre maîtresse, Les Essais, naît de
manière éclatante de ce projet.

----------

Montaigne (1533 - 1592)
La sagesse désabusée

Premier
grand philosophe français, Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, est
issu d'une famille de petite noblesse du Périgord. Parmi ses aïeux
figurent des juifs chassés du Portugal.

Élevé avec une attention exceptionnelle par un père humaniste, il
est réveillé chaque matin en musique et apprend le latin comme langue
maternelle, ne découvrant le français (et le patois gascon de sa région)
qu'à 7 ans.

Il a la douleur de perdre en 1563 son grand ami Étienne de la
Boétie, auteur d'un opuscule politique audacieux sur la démocratie et la
liberté : le Discours de la servitude volontaire ou Contr'Un.

S'étant pris de passion pour l'opuscule, Montaigne avait
rencontré son jeune auteur au parlement de Bordeaux en 1557 et leur
amitié n'avait dès lors cessé de croître. Un peu plus tard meurt son
père...

Après
avoir été conseiller à la cour des aides de Périgueux et au parlement
de Bordeaux, Montaigne estime, à 37 ans, en 1571, être suffisamment
avancé en âge pour préparer sa mort en philosophant comme savaient le
faire les grands penseurs de l'Antiquité ; la matière de sa réflexion
étant sa propre vie («Que sais-je ?»).

Son œuvre maîtresse, Les Essais, va naître de manière éclatante de ce projet. C'est en référence à elle que nous donnons depuis lors le nom d'«essai» à tout ouvrage de réflexion.

Homme d'action autant que sage

Montaignel va se consacrer pendant dix ans à l'écriture dans l'une des tours de son château (sa «librairie») tandis que la France, autour de lui, gémit dans les guerres de religion.
Mais il sera interdit au penseur de s'isoler autant qu'il l'aurait
souhaité... Sa réputation de sagesse est telle, dans les hautes sphères
de la société, que le roi Charles IX fait appel à lui comme gentilhomme
ordinaire de la Chambre. Dès 1572, l'année de la Saint-Barthélemy, il doit rejoindre le duc de Montpensier, général de l'armée royale et lui sert d'intermédiaireauprès du parlement.

En 1574, il se retire dans son château pour se soigner car il
souffre de la maladie de la pierre, une grave maladie des reins. Après
la première édition des Essais, le 1er mars 1580, à Bordeaux,
Montaigne entreprend un grand périple en Allemagne, Suisse et en Italie,
dans l'espoir de soigner ses calculs rénaux par le biais d'eaux
thermales.

À Rome, où il s'attarde pas moins de six mois, il apprend sa
nomination à la mairie de Bordeaux, fonction qu'il va assumer avec
sérieux durant deux mandats tout en peaufinant les nouvelles éditions
des Essais où se révèle sa pensée, certes sceptique, mais empreinte de tolérance et d'ouverture («Je suis du monde»).

La Guyenne, province dont la capitale est Bordeaux, se voit placée sous le gouvernement d'Henri III de Navarre, futur Henri IV.
Celui-ci, bien que chef du clan protestant, fait de Montaigne,
catholique sincère, l'un de ses conseillers. Le sage est désigné à
plusieurs reprises comme négociateur entre le gouverneur et son cousin,
le roi de France Henri III.

En 1584, la mort du jeune frère d'Henri III fait d'Henri de
Navarre l'héritier légitime du roi de France. Les chefs catholiques ne
supportant pas la perspective d'un roi protestant, voilà qu'éclate la «guerre des trois Henri»,
le troisième étant le duc Henri de Guise. À la Noël 1584, alors qu'il
est traqué par les armées ennemies, Henri de Navarre s'héberge avec
quelques hommes chez Montaigne. Il y reviendra dans de meilleures
conditions en octobre 1587, après sa victoire de Coutras et la messe de Libourne en hommage aux défunts.

Montaigne ne se contente pas de dialoguer avec les chefs de
guerre. Il noue aussi une relation d'amitié avec la très cultivée Diane
d'Andoins, qui le reçoit dans son château d'Hagetmau et qu'il surnomme
la «Grande Corisande». Diane reste avant tout connue comme le premier grand amour d'Henri de Navarre, le «Vert-Galant».

Le 13 septembre 1592, Michel Eyquem de Montaigne s'éteint dans la chapelle privée qui jouxte sa fameuse «librairie»,
dans le vignoble bordelais. Il a 60 ans et laisse le souvenir d'un
honnête homme, d'un penseur tolérant et d'un virtuose de la langue
française en un siècle où ces qualités sont parcimonieusement
distribuées... Avec Montaigne, l'intelligence a acquis un style.....

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